Choisir ses batailles, préserver son énergie

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Source:  Pinterest
Récemment, il m’est arrivé de me demander ce qui se passait avec moi!
Ben oui!  Je me suis surprise à ne plus compatir, à ne plus avoir de sympathie ou d’empathie envers certains « malheurs » vécus par autrui.
Est-ce parce que j’en ai trop vus, trop vécus, que j’ai assez donné de ce côté-là?
Est-ce mon âge qui m’oblige à choisir mes batailles, à prendre soin de mon énergie, à ne pas la disperser?
Ou est-ce parce que les média ne cessent de quémander ma pitié, ma compréhension, mon « ouverture » et à tenter de m’extirper d’autres émotions moins positives vis-à-vis ce qui se passe dans le monde et dont je ne suis pas responsable et surtout contre quoi je ne peux rien?
Toujours est-il que je me rends compte que j’ai « le coeur (un peu) sec ».
On me demande de compatir à la maltraitance des animaux, aux enfants syriens qu’on massacre, aux femmes qui ont fait des fausses couches, aux vieillards qui ne reçoivent même pas un bain par semaine, aux enfants mal-adaptés sociaux affectifs, aux TDHA, aux handicapés, aux ex-alcooliques, aux sans-abris, aux immigrants et que sais-je encore!
J’ai comme un trop-plein, un ras-le-bol.
Je n’arrive même plus à compatir surtout envers ceux qui ne font rien pour s’aider mais qui viennent déverser sur moi leurs malheurs.
Chu tannée!
Tiens, hier, sur Facebook, une femme se plaignait de son surpoids et qui, chaque fois que quelqu’un lui proposait une piste de solution, y mettait des barrières, se trouvait des excuses. Et Dieu seul sait que les amis de cette personne lui en ont suggéré des possibilités, de l’aide etc.  Rien n’y a fait.
Alors, ce matin, je lui ai écrit et lui ai dit que tant qu’elle ne serait pas prête, peu importe ce qu’on lui suggérera, elle ne bougera pas. Et que moi, je n’avais plus d’outils à lui proposer.  Autrement dit, qu’elle se débrouille!
Moi qui, autrefois était la première à pleurer sur les enfants du Biafra, le massacre des rwandais, la misère des catholiques en Irlande, le racisme des USA envers ses citoyens noirs, les femmes battues (quoi que celles-ci, je suis encore assez empathique)…
Aujourd’hui, je choisis mes batailles.
Ma soeur a eu un cancer, j’ai fait ma part, une de mes amies a des problèmes relationnels avec quelqu’un de sa famille, je l’écoute.  J’ai encore de l’empathie et de la tendresse et même des excuses envers les assistés sociaux, les chômeurs et les vieux, les enfants maltraités.  Oui.
Mais, je n’en peux plus d’entendre raconter les malheurs de tout un chacun à la télé.  J’ai envie qu’on me parle de gens qui sont heureux, qui ont réussi, qui travaillent fort pour s’en sortir et qui refont leur vie mais pas de gens qui ne cherchent qu’à vandaliser mon énergie.
Et vous?  Ça vous arrive de vous sentir comme cela?
Est-ce que c’est le fait d’avoir cette expérience de vie ou autre chose?
J’aimerais bien connaître votre point de vue.  Vous pouvez écrire dans l’espace pour les commentaires ci-bas.
Merci et excusez-la!

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