Les paradis artificiels et moi

potAux amies européennes, vous devez sûrement avoir entendu la nouvelle vous informant qu’au Québec et au Canada, on a légalisé l’usage de la marijuana hier et que les boutiques qui en vendent ont été prises d’assaut.

Evidemment, ce sujet crée depuis quelque temps une polémique.  Y a les « pour » et y a les « contre ».

Je parle en mon nom personnel évidemment et ainsi, je vous partage une réponse que j’ai faite tantôt à quelqu’un qui dit que l’usage de la mari tue:

Le pot ne nous tue pas. Il nous amortit. Il nous illusionne. Oui, nous devenons conscients à certains niveaux de ce qui nous entoure, les sons, les lumières, les couleurs, les textures, l’odorat etc, etc, etc .

Mais, parfois, je me questionne à savoir comment il se fait qu’il faille absolument s’étourdir pour continuer dans la vie. Je ne dis pas consommer une fois de temps à autres mais, lorsque ça devient un mode de vie, ça veut dire qu’il y a un refus de faire face à certaines situations difficiles dans nos vies, à fuir certaines émotions. Pour ne pas « sentir », ressentir?  Un peu comme pour l’alcool…

Parce que lorsqu’on passe au travers d’épreuves, de pertes, de deuils, à froid, sobre, à jeûn, disons que ça fesse.  Ça brûle, ça fait mal.  Parfois, on a l’impression qu’on ne passera pas au travers, qu’on va y rester. Alors, plusieurs préfèrent « se geler la face ».

Moi, je m’en balance un peu qu’ils le fassent en autant que leur dépendance ne rejaillit pas sur moi et que je ne sois pas obligée de payer les pots cassés à leur place. J’ai passé au travers d’épreuves comme tout le monde et je les ai vécues pleinement consciente. Sans alcool, sans drogue, sans cigarette et dans un cas particulier, sans hommes durant 4 ans.

Je ne suis pas plus forte, plus intelligente qu’une autre.

J’ai décidé que mon passage sur terre, je le ferais les yeux le plus ouverts possible. Parce que je suis convaincue que je ne suis pas sur terre pour rien.  J’ai une job à faire.  Une Mission comme dit Dan Millman dans son livre Le guerrier pacifique.

Chacun suit son chemin.  Le mien c’est d’accepter que la vie me fasse mal parfois et que je ne sois pas artificiellement heureuse alors que tout mon être crie que j’ai mal. Un temps pour avoir mal mais aussi un temps pour être heureuse, accomplie, solide.

Parce que la vie ce n’et pas juste un « party », pas juste « avoir du fun ».  La vie nous apprend encore plus quand on accepte qu’on vit quelque chose de pénible, de difficile et qu’on y va, qu’on entre dedans  fermement comme un preux chevalier qui va combattre un dragon.

C’est d’accepter ce qui se passe, de brailler toutes les larmes de son corps s’il le faut mais continuer d’avancer quand même.  Parce que de l’autre côté,  quand on en ressort, qu’on a traversé l’épreuve du feu, on est devenu plus fort, plus aimant, plus ouvert aux autres, à soi-même et à ce que la vie nous réserve pour la suite du chemin. Voilà.

Une réflexion sur “Les paradis artificiels et moi

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