La poupée qui fait NON (Quand « Non », c’est « NON »!)

Bonjour mes amies,
Quand j’étais enfant, j’ai compris très vite que pour être aimée, il ne fallait pas dire « NON ».  On me disputait, on me mettait en  pénitence si je n’étais pas « gentille ».  Donc, j’ai appris rapidement, très rapidement.
Plus tard, je disais souvent oui ou je laissais faire pour ne pas déplaire.  Pour être aimée.  Comme si le fait de m’affirmer, d’être moi-même signifiait que je n’étais pas digne de l’affection de mes parents, de mes professeurs etc.
Donc, la première fois que j’ai vraiment pris conscience que je faisais quelque chose contre mon gré, ce fut lorsque dans la vingtaine, ma soeur me demanda de préparer et taper un texte sur la psychologie animale en vue d’obtenir son bac en psychologie à l’Université de Montréal. Ou était-ce sa maîtrise?
Bref, j’ai tapé le texte selon les critères et les règles très strictes à respecter pour une thèse universitaire.  Ce qui veut dire que sur ma petite Remington portative, j’ai recommencé cinq ou dix fois selon mes erreurs et les modifications que Colette me demandait de faire.
Bien sûr, j’ai appris énormément par ce travail secrétarial.  Bien  évidemment, elle m’a payée pour le faire… mais, c’est alors que j’ai pris conscience que je n’avais pas été capable de lui dire non parce que ça ne me « tentait » pas du tout de passer mes soirées, après le travail à taper encore et encore.
Plus tard, il  y a eu bien d’autres occasions où j’ai dit oui quand je pensais non.  Je suis convaincue que plusieurs d’entre nous avons fait pareil.
Il est tellement plus difficile de dire non quand la personne devant nous est quelqu’un qu’on aime.  Et non pas un étranger.
Je vous épargnerai donc toutes les fois où j’ai dit oui et où je l’ai regretté ensuite.
A celles qui disent qu’elles n’ont jamais eu de problèmes à dire NON, je leur demanderais de simplement se rappeler toutes les fois où elles ont plié aux exigences de leur famille, de leur fiancé, de leur mari et même de leurs enfants pour avoir la paix.  Parce qu’elles se seraient sentie coupables, pas une bonne mère, pas une bonne épouse, pas une bonne employée ou une piètre amie si elles avaient tenu leur point haut et fort.
Il m’arrive encore de dire NON et de me sentir un peu coupable par après.  Mais de moins en moins.
Récemment, on m’a demandé de faire un gâteau d’anniversaire pour quelqu’un de proche et j’ai dit un NON retentissant.  Même si on voulait me payer pour.  Même si j’ai plié sur le fait que la fête se déroulerait chez moi.  Par contre, j’ai maintenu mon NON solidement quand on a tenté de me faire préparer et fort probablement payer le repas.
Conversation:
Et vous? Vous avez des exemples où vous avez dit oui quand vous pensiez non? Avez-vous eu des difficultés à finir par dire NON?  Aujourd’hui, vous avez de la facilité devant vos enfants qui vous demandent de bien vouloir garder vos petits-enfants?
Je publierai plus tard aujourd’hui, un texte sur l’Art de dire NON et comment respecter nos limites et ne pas (trop) nous sentir coupables.
A plus.

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