Tu ne dois pas parler aux étrangers!

Bonjour,

Vous savez comme moi qu’après une séparation ou un deuil ou suite à la retraite du monde du travail, si nous n’avons pas de filet familial ou social pour alimenter nos activités, pour enrichir notre vie, nous nous sentirons probablement bien seules, quasi isolées.

Et que si nous ne posons aucun geste pour aller vers les autres, que nous restons chez nous, que nous n’avons que des contacts sporadiques avec notre prochain, notre vie se réduira à une peau de chagrin ou presque.

 

Éviter ou vaincre l’isolement est essentiel à tout être humain, qu’il soit adolescent, adulte ou qu’il atteigne un âge senior. Evidemment, il nous faut toutes vivre des moments de solitude de temps à autres pour nous ressourcer et faire silence ou nous éloigner un temps du tourbillon de la vie souvent alimenté par les média.
N’ayant pas comme tel ce type de problème (mes amies en témoigneront!), je sais par contre que ce n’est pas tout le monde qui a cette facilité à entrer en contact avec des gens inconnus sur la rue, au supermarché ou à la sortie du cinéma.
Alors, je vous propose un texte de Margaret Manning sur ce sujet.  Texte que j’ai traduit et adapté au meilleur de ma connaissance.  Vous m’en donnerez des nouvelles.

Sur ce, bonne lecture!

 

« Faut pas parler aux étrangers! »
« Ne parles pas aux étrangers! »  Ce conseil si simple de notre enfance peut grandement nuire à notre bonheur de vivre…
Une des règles quasi immuables que nos parents nous ont apprises quand nous étions petites, c’est  » Ne parles pas aux étrangers! ».
Je suis convaincue que vous avez donné le même conseil à vos enfants.
C’est une règle que nous avons apprise très vite et trop bien…
Quand nous atteignons la cinquantaine ou la soixantaine, nous sommes devenues très habiles à nous tenir loin des autres, des étrangers!  Tellement habiles, je dirais trop!  Au point où nous ne faisons plus confiance à personne et qu’un simple sourire d’un étranger nous questionne sur ses motivations et nous fait instinctivement agripper  plus fermement notre sac à main.  « Ben voyons donc, qu’est-ce qu’il veut lui? »  « Elle est ben bizarre elle! ».   Nous devenons méfiantes.
En réalité, la plupart des gens ne nous veulent aucun mal.  Si nous sommes dans un endroit public durant la journée, comme un centre d’achats, que quelqu’un nous dise bonjour n’est certainement pas dangereux.
D’ailleurs, il est bon de se souvenir qu’à partir du moment où l’on commence à parler à quelqu’un, nous avons normalement une idée très rapide de ce qui motive cette personne,  si elle est sinistre ou dangereuse…ou pas.  Mais nous ne le saurons jamais si nous n’essayons pas.

Je crois qu’il est important d’apprendre à parler aux étrangers après 50 ans.

 

Pratiquer le contact visuel

Si vous n’avez pas l’habitude de parler  à des inconnus, une façon sécuritaire de commencer est de vous pratiquer à regarder les gens dans les yeux. La prochaine fois que vous sortez de la maison, remarquez comment vous regardez les gens. Est-ce que vous vous concentrez sur leur bouche, leur nez, leurs yeux? Ou si comme moi, vous regardez n’importe où sauf la personne que vous croisez? (Ça, je le fais quasi exclusivement pour les hommes!).

Donc, pratiquez le contact visuel au moins avec quelques personnes par jour.  Au début, n’essayez même pas de commencer la conversation.  Simplement vous habituer au fait que rien de mauvais ne vous arrive quand vous communiquez avec quelqu’un même d’une manière aussi anodine.  Après tout, cette personne est aussi un être humain.

 

Souriez!

Lorsqu’après quelques semaines, vous aurez établi le contact visuel, vous pourrez y ajouter un sourire sincère.  Simplement, commencez par un contact visuel puis un sourire.  (Vous savez, comme lorsqu’un enfant fait quelque chose de drôle dans un wagon de métro et que les adultes se sourient timidement en se regardant dans les yeux).
Encore une fois, le but de sourire n’est pas de faire de nouvelles connections, ça viendra plus tard.  Mais le but est simplement de vous donner la chance d’observer que rien de mauvais n’arrive quand vous donnez aux autres le bénéfice du doute.


Préparez-vous à commencer une conversation

Donc, donnez-vous quelques semaines pour sourire aux gens.  Puis, vous pouvez vous sentir prêtes à commencer une petite conversation.  A ce point, il est possible que vous vous demandiez: « C’est bien beau tout ça, mais de quoi donc vais-je parler? Comment briser la glace? »
 
Bonne question!  La vérité est que de commencer une conversation est vraiment plus facile que les gens l’imaginent.  Tout ce que vous avez à faire c’est de poser une question sincère.

Vous pouvez demander à quelqu’un si le livre qu’il lit est intéressant, surtout si vous connaissez l’auteur ou qu’on en a parlé dans les média et que vous êtes sincèrement intriguée.  Cela m’est arrivé  à plusieurs reprises  alors que je voyageais dans le métro.  J’avais lu le livre ou je connaissais l’écrivain et après avoir salué la personne, je m’enquérais si la personne aimait le  bouquin et en général, la conversation démarrait aussi facilement!

 

D’ailleurs, le sujet de la conversation peut tourner autour de n’importe quoi:  Il m’arrive parfois de dire à une femme qu’elle est vraiment belle ou que sa robe lui va super bien et la personne devient automatiquement souriante et ouverte.

Ce peut  être une maman qui promène son enfant et dont un gentil compliment fera toute la différence dans sa journée.
Un jour que je me désolais de ne pas trouver de lard salé au supermarché pour pouvoir  concocter mon fameux ragoût de boulettes québécois, une dame âgée m’a souri et m’a conseillé d’utiliser du « bacon », ce que nos amies européennes appellent des lardons.  Une conversation agréable sur la façon de couper le lardon vs couper du lard salé congelé etc… s’en est suivie et j’ai vivement remercié cette dame de m’avoir aidée.
Peu importe si la conversation se poursuit ou pas.  La plupart du temps, vous ne reverrez pas votre interlocutrice.
Une chose est certaine, si vous pratiquez l’art de communiquer avec des étrangers, vous allez découvrir des trésors chez vos soeurs et frères humains. Ce simple geste vous convaincra que les autres ne sont pas automatiquement des gens dangereux dont vous devez vous méfier.
Je vous assure que peu importe où vous converserez avec un ou une étrangère, très vite votre vie va changer pour le mieux.

APPRENDRE À PARLER AUX ÉTRANGERS EST UNE HABILETÉ ESSENTIELLE À ACQUÉRIR APRÈS 60 ANS.

Conversation:

Etes-vous d’accord que d’apprendre à parler aux étrangers est une   compétence essentielle après 60 ans?  

Quelle est la crainte ou la peur qui vous empêche de parler davantage aux étrangers?

Une réflexion sur “Tu ne dois pas parler aux étrangers!

  1. Jacqueline Asselin

    Je suis d’accord avec vous et sourire à son voisin à la caisse d’une épicerie par exemple, ne le fera pas fuir et lui fera probablement plaisir. Et ça nous mettra en joie aussi. À 71 ans, je n’ai plus rien à perdre et je ne veux plus attendre que quelqu’un me sourie, je prends l’initiative. Bonne journée!

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :