La mort de ma soeur et mes réflexions 

                                   Ma soeur, à 25 ans avec mon fils et son chien
Article que j’ai publié trois semaines après le décès de ma soeur.
J’ai été absente durant deux semaines.
Deux semaines pour vivre consciemment le départ de ma soeur vers la Lumière. J’avoue que je ne pouvais pas écrire quoi que ce soit de joyeux ou de motivant étant dans la perte de quelqu’un si proche.
Toutefois, avoir accompagné ma soeur durant ses derniers jours m’a appris grandement.
J’ai compris à quel point le souffle de vie est fort en nous, combien nous voulons vivre et que malgré la souffrance infinie qui envahit notre corps, nous luttons pour continuer ici-bas. Quoi que nous en disions lorsque nous sommes en pleine possession de nos moyens:  nous adorons la Vie.
J’ai vu le courage de ma soeur, son absence d’apitoiement sur elle-même.  Son besoin de ne plus avoir mal mais aussi son désir de ne pas nous quitter et de ne pas « déranger ».
Je suis entrée en moi en regardant son pauvre corps amaigri, changé, fragilisé et si malade se transformer lentement pour aller vers le but ultime. A la fin, son faciès était celui d’un petit oiseau chétif qui respirait à petits coups avant de prendre son dernier respir.
Et je l’ai regardée de tous mes yeux, de toutes mes capacités et sans aucune idée ou pensée pré-décidée.  Je l’ai observée.
Je ne fais que débuter la prise de conscience et l’acceptation de la Mort.
Je sais cependant une chose:  ma soeur, sans le savoir, a renforcé ma Foi.  J’ai associé spontanément sa souffrance à celle du Christ en Croix.
Pour moi, la souffrance de Jésus, son agonie et sa crucifixion ont un grand symbolisme et me parlent.   Parce qu’au fond, Jésus en croix est un symbole puissant de nous tous qui vivons toutes sortes d’épreuves.  Soit ces épreuves nous grandissent ou, par notre propre décision, peuvent nous réduire à l’état d’un petit animal rétif et impuissant.
Ma soeur, en partant vers un autre plan, m’a laissé ce cadeau. Je suis convaincue que de réaliser la beauté de l’humain, de son âme, de son essence et de son corps même dans la mort m’aide à accepter le départ de Diane et me prépare lentement à faire un autre deuil de plus de la vie qui fut mienne et qui me quittera un jour aussi.

Je ne suis toutefois pas pressée!  Rassurez-vous!  J’ai encore plein de choses à accomplir.  A vivre.

Surtout, je réalise que les petites batailles qui remplissent le vide de nos journées, nos préoccupations, nos inquiétudes sont insignifiantes quand vient le temps de dire adieu à ceux qu’on aime.  Elles seront infinitissimales lorsque viendra notre tour de quitter.  Nous morfondre pour des choses sans importance ne nous aide pas.  A la fin, il n’y a plus de rancunes, plus de querelles, plus de défauts, il n’y a que l’Amour. L’amour envers l’autre.  Le pardon, oui mais l’Amour.
Et bien que mon texte aujourd’hui ne soit pas joyeux, mon message est simple: n’ayons pas peur de la mort car elle est une étape vers autre chose.  Soit pour certaines d’entre vous, elle est finale.  Pour moi, elle mène vers la Lumière, vers autre chose qui n’a pas de nom, pas de descriptif.  Je crois en la Réincarnation et par le fait même, j’ai une facilité plus grande qu’autrefois à accepter l’inévitable.
Pour le moment, chérissons, apprécions, aimons ceux qui restent près de nous, sur la Terre, sur Gaïa.
Merci de m’avoir lue.
“Si vous voulez savoir à quoi ressemblera votre mort, regardez vos rêves.” (Un sage tibétain).
 
 
 
 

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