La marche, vous aimez? (Partie 1)

                                                                      Moi, en 1973

La marche depuis toujours!

Je ne sais pas pour vous… mais, j’ai longtemps considéré la marche comme un moyen de me rendre d’un endroit à l’autre, point final.
Je ne m’arrêtais pas à penser que marcher puisse être un exercice ainsi qu’un moyen d’entrer en moi, encore moins d’être seule avec mes pensées. La marche était pour moi, utilitaire.

J’ai appris à marcher jeune selon ma mère.  Et toute ma vie a été ponctuée, comme vous d’ailleurs, de cet exercice, ce mouvement obligatoire pour se déplacer.

Je marchais pour aller à l’école, pour me rendre au marché du coin acheter quelque chose dont maman avait besoin.
                                               Carte postale, pavillon des USA

L’EXPO 67

Lors de l’Exposition universelle de Montréal en 1967, j’avais 16 ans.  Mes parents nous avaient procuré des passeports de saison ce qui a eu comme conséquence que nous avons marché beaucoup tout l’été.   Sur les dizaines de pavillons à visiter, nous n’en avons manqué que deux:  l’URSS et la Tchécoslovaquie car les files d’attente étaient « éternelles ».
Durant cet été-là,  j’ai commencé à vraiment apprécier la marche.  Mes deux jambes me portaient là où j’avais envie d’aller.  Des heures, des heures… du matin au soir.
Plus tard, il y a eu les manifestations pour un Québec français.  Pour défendre notre langue, notre culture sans cesse menacée car nous ne sommes que 2% en Amérique du Nord à parler français et nous y tenons.
Et j’y participais… Devant le Parlement de Québec en plein mois de novembre où même un « petit coup de gin » ne suffisait pas à nous réchauffer. Plusieurs manifs donc, durant lesquelles, je marchais avec les autres encore une fois durant des heures.

Avec qui marcher?

J’ai toujours aimé marcher.  Dans la forêt, sur les sentiers pédestres, dans les parcs et aussi sur la route qui allait de notre chalet au prochain village:  10 km!!!  Aller  et un autre 10km retour!
En ce temps-là, je préférais marcher avec quelqu’un, une soeur, une amie, mon amoureux ou encore avec les étudiants de mon école.  Ils me tenaient compagnie et j’accumulais les « milles », les kilomètres avec une facilité déconcertante.
Les musées et le Vieux-Port de Montréal m’ont vue régulièrement me soumettre à la marche et me remplir les yeux et le coeur de beauté. Je marchais bien sûr moins longtemps avec mon petit garçon.  A ce moment-là, c’était pour sortir de la maison, pour voir des gens, pour ne pas me sentir « encabanée » comme on dit au Québec.
Je marche encore.  Je viens d’avoir 67 ans mais je m’aperçois que ma colonne lombaire et mes hanches commencent à regimber!

Conclusion:

Alors, j’ai pensé écrire un texte en deux parties pour parler avec vous de cette chance incroyable que nous avons de pouvoir marcher, d’avoir marché et de continuer à le faire.  Des bienfaits personnels, psychologiques et physiques que nous apportent la possibilité de marcher, de nous promener, de flâner sur nos deux jambes.
Je vous invite à la deuxième partie de mon texte d’ici une heure.  En attendant, je vous propose « Et tu marches » de notre cher Richard Séguin.

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