La marche, vous aimez? (Partie 2)

La marche, un pas vers la sérénité

Donc, la marche a toujours fait partie de ma vie.  La promenade, le flânage, le lèche-vitrine. Un rythme décidé, ou lent, un pas accéléré.  Pour me rendre quelque part, manifester ou aller rejoindre mon amoureux. Pour promener mon enfant, aller danser, visiter un musée.  Ou encore m' »habiller chaudement et braver la tempête de neige de janvier dans les rues de ma ville, la raquette dans les sentiers enneigés près du chalet de mes parents…
 
Mais aussi, aussi pour me « sauver la vie ».
Un jour que je n’en pouvais plus de pleurer, de supplier Dieu, l’Infini, l’Énergie cosmique et mes chers disparus de m’aider à passer au travers d’épreuves que je sentais plus intenses, plus fortes que moi, je suis sortie de la maison. Sans un mot.  Je suis allée marcher en pleine ville, dans un quartier près de chez moi qui m’apaisait. Des rues où de jolies petites maisons fleuries et ombragées par de grands arbres matures m’accueillaient sans poser de questions.  Je marchais…
J’étais anéantie par le chagrin, les déceptions, les souvenirs pénibles et ce que je qualifiais d’échecs. J’étais terrifiée par ce que la vie me réservait pour la suite des choses et par  la crainte de la solitude. Qu’allait-il advenir de ma vie?  Comment cesser de souffrir, d’apprivoiser le mal?  Mon seul refuge était la marche, le moment présent.  Ici et maintenant.  Je ne sentais pas le soleil, seulement l’immense tristesse qui m’accablait.
Je tentais de mettre un pied devant l’autre, de respirer normalement et de regarder au moins les fleurs des jardins devant moi.
Au bout d’un certain temps, j’ai vécu comme un apaisement.  Les larmes se sont taries et j’ai ressenti une paix douce m’envahir.
Ce jour-là, j’ai compris que marcher m’était d’une aide précieuse. Mes jambes ne me servaient plus seulement à me rendre au travail ou à magasiner… non.  J’ai alors pris conscience de ce que la marche signifiait dorénavant pour moi.
Depuis, je ne marche pas pour faire de l’exercice mais pour faire plaisir à mon âme et à  mon corps.

Pourquoi marcher?

Il y a plusieurs raisons pouvant nous inciter à marcher:  augmenter notre rythme cardiaque, nous renforcer, trouver la solution à un problème préoccupant, le solutionner, nous en libérer.  Ce peut être aussi pour régler une dispute avec soi-même ou avec un proche.  Ou encore, tout simplement se balader, s’éveiller au monde qui nous entoure, penser, réfléchir, méditer.
Souvent lorsque je me promène, j’ai de nouvelles idées.  J’essaie aussi de faire taire mon bavardage intérieur en marchant plus vite, en portant attention à chacun de mes pas, à mes genoux, mes hanches et ma respiration.
Quelques fois, je marche mais mon esprit est ailleurs.  Comme si je flottais quelque part, toute légère.
Puis, le chant d’un oiseau, le cri de plaisir d’un enfant qui joue, le bruissement des feuilles d’un arbre ou tout simplement, une auto qui approche me sortent de cette espèce de rêverie.
Et je reviens chez moi d’un pas alerte, léger avec un sourire aux lèvres.  J’ai changé de décor, d’environnement durant quelques moments et me voilà prête à retourner à ma vie de banlieusarde, à mes tâches quotidiennes, regénérée, de meilleure humeur.
Si vous avez de la difficulté à méditer ou que simplement le terme « méditation » vous semble farfelu, inutile, trop « bohème », la Marche peut constituer un bon exercice, un mouvement doux.
Si vous n’avez pas le temps ou le goût d’y aller le matin, allez-y dans la journée, ou après le repas du soir. Souvent, 10 ou 15 minutes suffiront à vous aérer l’esprit.

Et puis, personne n’est obligé de savoir que vous êtes  perdue dans vos pensées, que vous méditez.  Une marche de vingt ou trente minutes est un bon moyen de vous apporter de la sérénité.

Il n’y a pas de « bonne » façon de méditer. Le principal est de respecter votre inclinaison, votre besoin et de vous libérer d’attentes.  La marche n’est pas un concours, un examen, la marche est notre amie.

Conclusion:

Et vous?  Quelles sont les raisons pour lesquelles vous marchez?  Que ce soit pour faire votre épicerie, pour aller entendre un concert à l’autre bout de votre quartier, aller manger chez votre fille ou pour aller seule dans les petits sentiers….
Si quelques-unes parmi vous avez envie de nous écrire un texte, une réflexion sur votre expérience de la marche, ses plaisirs, ses bienfats ou si vous êtes limitée par une santé défaillante, comment vous vous y prenez pour marcher un peu, il me fera plaisir de vous lire, de vous citer si vous êtes d’accord ou carrément reproduire votre texte sur ma page de blogue.
Voici un poème du grand Arthur Rimbaud,  « Sensation ».  Interprété par Robert Charlebois:
N.B.:  Mon texte est inspiré d’une lecture que j’ai faite « L’abondance dans la simplicité » de Sarah Ban Breathnach.  Mais j’y ai amplement mis mon expérience personnelle, par contre.
 

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