Un fait cocasse 

Sur un forum de femmes auquel je participe régulièrement, on nous demandait de raconter un fait cocasse dans notre vie.  Un événement qui nous avait confondue, fait rougir de notre erreur ou simplement rendue bien mal à l’aise.

Et voici ce que je leur ai raconté.
Je viens de me souvenir de quelque chose d’assez cocasse! (1967)
Quoi que sur le moment, my God que je me sentais mal à l’aise. Pour ne pas dire nunuche!
L’été, nous partions toute la famille dans la région de Rivière-du-Loup.  Un petit village nommé Saint-Antonin.
J’étais devenue amie avec un intellectuel (le seul du village) et nous parlions de Baudelaire, de Nelligan, de Victor Hugo etc.  Il m’apprenait tout plein de trucs intéressant sur la littérature et comme j’étais une éponge qui avait soif de connaissances, je me suis entichée de lui.
Lors d’une soirée dansante au centre communautaire du village, nous y sommes allés ensemble. Au départ, j’étais maquillée soigneusement (pour une fille de 16 ans!) et j’avais les faux-cils, le mascara, le crayon contour des yeux, vous voyez le genre.
Toute la soirée, nous avons jasé, dansé un peu (lui était très maladroit), nous avons ri et avons eu bien du plaisir.
Quand il m’a raccompagné à la maison, comme un grand garçon sage, il s’est penché vers moi et m’a embrassée sur la joue.
J’étais aux petits oiseaux.  Eille! j’avais un amoureux et il m’avait embrassé galamment!
Sauf que lorsque je suis entrée dans la salle de bain pour me démaquiller, j’ai fait le saut:
J’avais un faux-cil de travers et mon mascara me donnait un air de raton-laveur!
J’ai failli trébucher sur ma robe tellement j’étais « sans connaissance ».
Je me suis demandé depuis combien de temps j’avais cet air-là et que lui, dans son grand savoir-vivre, son respect ou sa politesse tout simplement n’avait pas osé m’informer du look un peu « déjanté » que j’avais.
J’étais tellement abasourdie!
Finalement, on en a jamais reparlé et quand je suis revenue à Montréal il m’a posté un merveilleux recueil de poèmes de Victor Hugo, « Les feuilles d’automne ».  Je l’ai encore.
Le livre est relié plein cuir, tranche dorée et gravé finement « or » sur les trois côtés du livre.  Je n’ai aucune idée de ce que cela a dû lui coûter mais, ce livre est précieux pour moi.
La photo ci-haut est par contre ma photo de graduation et ce jeune homme m’avait accompagnée.  Imaginez, partir de Rivière-du-Loup jusqu’à Montréal…. Il fallait qu’il soit gentilhomme.

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