Déjà 80 ans! Respect à nos vétérans

Peut être une image de montre-bracelet, dehors et texte

Quand je suis arrivée au Ministère des Anciens combattants, dans les années 85, il y avait encore beaucoup de vétérans de la 2e Guerre Mondiale, ils avaient dans ce temps-là autour de 56-60 ans. Plusieurs étaient blessés physiquement. D’autres psychologiquement. Ils n’osaient rien demander, étaient timides dans leurs réclamations.

Même les grands héros comme Léo Major n’osaient pas demander autre chose que pour leur surdité ou un genou défaillant. Quand le gouvernement leur donnait une petite pension, ils étaient contents.

Léo Major, notre Rambo québécois

Pas beaucoup d’employés pensaient à leur dire qu’ils pouvaient périodiquement se faire examiner par le médecin du Ministère afin de voir si leur surdité ou leur blessure avaient empiré et donc, aurait pu justifier une augmentation de pension. Encore moins pensaient-ils qu’ils pouvaient contester une décision négative ou non satisfaisante en appel. S’ils n’étaient pas accompagnés de leur femme, de leurs enfants ou d’un parent, ils ne savaient pas que ça existait comme service. Ceux qui avaient une allocation pour survivre (genre de B.S.) se faisaient dire que s’ils recevaient une pension médicale, on leur couperait leur allocation mensuelle. Alors, ils retournaient de bord et ne demandaient plus rien jusqu’à leur mort.

Fondation québécoise des vétérans

Souvent, ils ne savaient même pas que leur veuve pouvait demander de l’aide ou une pension de veuve. J’en aurais tellement long à dire sur la manière qu’on traitait nos vétérans dans ces années-là. Je me faisais souvent dire que j’informais trop les clients, que je prenais trop de temps à les renseigner, à les écouter au téléphone ou encore plus tard, à étudier leur dossier médical et à sortir toutes les conditions médicales pour lesquelles ils pouvaient faire des réclamations en autant que ces affections étaient reliées à leur service militaire. JE M’EN FOUTAIS. (Même le syndicat ne pouvait me dire d’en faire moins si jamais les patrons avaient décider de tenter de me calmer le pompon au niveau des services que j’offrais).

Ma job et mes connaissances historiques du service que ces hommes et quelques femmes avaient donné à notre pays m’exigeaient que je leur donne le maximum de mes habiletés et connaissances et que je les informe AUTANT que si ces hommes avaient été mes parents directs.

D’ailleurs, mon grand-père maternel a survécu avec une unique pension de vétéran de la 1ere Guerre Mondiale au temps oû il n’y avait pas encore de Caisse de dépôts et placements et que la plupart des compagnies privées NE FOURNISSAIENT PAS DE FONDS DE PENSION à leurs employés. Et je ne parle pas des syndicats.

Alors, oui, mon texte est long mais il est ESSENTIEL que vous sachiez ce qui se passait et tout ce que nous leur devons pour pouvoir vivre ici, en abondance et en paix.

LE PROCHAIN QUI ME DIT QUE LES QUÉBÉCOIS SONT DES LOSERS, il va m’avoir dans sa face, je vais lui donner un chien de ma chienne! Promis, juré et craché!

M. Paul-Emile Beaumier, vétéran de la 2e Guerre Mondiale.

Respect à nos vétérans anciens et plus jeunes sans qui nous n’aurions pas le confort et la vie paisible dont nous jouissons.

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